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Les avis Google d'une agence : quand et à qui les demander
Un vendeur choisit son agence sur trois choses : la recommandation d'un proche, la vitrine, et les avis en ligne. Les deux premières se travaillent lentement. La troisième se travaille à chaque mandat, et presque personne ne le fait.
Le moment décide de tout
La demande d'avis échoue presque toujours pour une raison de calendrier. Elle est faite après la signature de l'acte, quand le client a mentalement tourné la page et pense déjà à son déménagement.
Le bon moment est plus tôt : au moment du pic de soulagement, c'est-à-dire à la signature du compromis. Le vendeur vient de vivre la nouvelle qu'il attendait, il vous l'associe directement, et il est disponible. Trois mois plus tard, l'émotion est retombée et la demande paraît administrative.
À qui demander, et à qui ne pas demander
| Profil | Demander ? | Pourquoi |
|---|---|---|
| Vendeur dont le bien est parti vite au prix | Oui, mais l'avis sera court | Il attribue le succès à son bien, pas à l'agence. Son avis sera aimable et générique. |
| Vendeur qui a accepté une baisse et vendu ensuite | Oui, en priorité | C'est lui qui a vu le travail. Son avis raconte une histoire, et une histoire convainc. |
| Acquéreur satisfait | Oui | Souvent oublié, alors qu'il est le plus disponible et qu'il parle du conseil reçu. |
| Vendeur dont le mandat n'a rien donné | Non | Pas par calcul : la demande serait déplacée, et elle rouvrirait une déception. |
La deuxième ligne est celle qu'on n'ose pas. C'est pourtant la plus riche : un vendeur qui a été accompagné dans une décision difficile, avec des éléments à l'appui, écrit un avis qui décrit un travail plutôt qu'un résultat. C'est exactement ce qu'un futur client cherche à lire.
Ce qui produit un avis détaillé
Les avis courts — « très bonne agence, je recommande » — viennent de clients contents mais sans matière. Les avis détaillés viennent de clients qui peuvent citer quelque chose de concret.
C'est là que le suivi vendeur produit un effet indirect et considérable. Un propriétaire qui a reçu un compte rendu écrit après chacune de ses douze visites a une chose précise à raconter, et il la raconte spontanément, parce qu'aucune autre agence ne l'avait fait avant. Le contenu de l'avis est fabriqué pendant le mandat, pas au moment de la demande.
C'est aussi ce qui explique un phénomène que beaucoup d'agences observent sans se l'expliquer : les avis parlent rarement du prix obtenu, souvent de la manière dont on a été tenu au courant. Voir le modèle de compte rendu à envoyer après chaque visite.
Comment demander
- 1De vive voix d'abord, jamais par mail seul. Une demande orale acceptée se transforme en avis dans les deux jours ; un mail de demande non annoncé finit ignoré.
- 2Un lien direct, envoyé dans la foulée par message. Trois clics de plus suffisent à faire chuter le taux de réponse de moitié.
- 3Sans suggérer le contenu. Suggérer les mots produit des avis interchangeables, qui se repèrent et qui n'apportent rien. Un « racontez comment ça s'est passé » suffit.
- 4Une seule relance, une semaine après, et pas davantage. Au-delà, la demande devient une gêne dans une relation qu'on voulait entretenir.
Répondre aux avis, y compris aux mauvais
Un avis négatif sans réponse est bien plus dommageable que l'avis lui-même : il laisse le lecteur seul avec une version. Une réponse factuelle, courte et non défensive change la lecture — le futur client ne juge pas le litige, il juge la manière dont l'agence s'y prend.
Le piège est de vouloir avoir raison publiquement, en détaillant le dossier. Outre que cela ne convainc personne, l'exposition d'éléments d'un dossier client soulève des questions de confidentialité qu'un profil public ne permet pas de traiter. Deux phrases, une proposition de reprendre contact, et rien de plus.
FAQ
Les questions qu'on nous pose.
Quand demander un avis à un client vendeur ?
À la signature du compromis, au moment du soulagement, plutôt qu'après l'acte définitif. Trois mois plus tard, l'émotion est retombée et la demande paraît administrative.
Peut-on offrir quelque chose en échange d'un avis ?
Non. Une contrepartie fausse la sincérité de l'avis et l'expose à être qualifié de pratique commerciale trompeuse. La seule contrepartie acceptable est le travail effectué.
Que faire d'un avis négatif injustifié ?
Répondre brièvement, factuellement, sans détailler le dossier, et proposer de reprendre contact hors de la plateforme. Ce que lit un futur client, c'est la manière de répondre, pas le fond du litige.
Combien d'avis faut-il pour qu'une agence soit crédible ?
Un flux régulier compte davantage qu'un nombre. Vingt avis étalés sur deux ans inspirent plus confiance que soixante publiés le même trimestre, qui déclenchent immédiatement la méfiance.
Pour aller plus loin
Le suivi vendeur, sans les soirées de rédaction
Tout ce qui précède suppose un compte rendu écrit après chaque visite. Trente secondes de dictée en sortant du bien suffisent à le tenir, semaine chargée comprise.
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